Compagnie théâtrale toulousaine
 Compagnie théâtrale toulousaine

" LES FEMMES SAVANTES "

Comédie de Molière

PREMIERES REPRESENTATIONS :

- SAMEDIS 4 et 11 DECEMBRE 2021 à 20h30 : Salle San Subra (Quartier Saint Cyprien) Toulouse

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PRÉAMBULE :

 

            Si Molière est un de nos plus grands auteurs, c'est parce que son œuvre - bien au-delà d'un simple divertissement et peut-être à son insu - représente, synthétise le mouvement d'une époque, d'une civilisation, celui de la bascule qu'a engendré l'avènement de la science et du discours scientifique.

             Entre le Moyen Âge et les siècles suivants (de la Renaissance à nos jours), il y a une coupure radicale. Aux dimensions symboliques du sacré, de la transcendance et de la Foi irriguant le Moyen Âge, se sont substituées celles, matérialistes, de la Science, de la Raison et de leur corollaire, le "savoir".

          "Les Femmes Savantes" illustrent au plus haut point l'introduction de ce discours scientifique et l'émergence de ce nouveau rapport au monde dont les conséquences ne cessent de résonner dans le monde contemporain.

            A partir de la Renaissance, les femmes ont épousé ce discours de la science. Elles se sont retrouvées dans ce rapport au savoir et s'y sont engouffrées. Elles peuvent enfin donner libre cours à leur attrait pour le savoir et ce qu'il leur octroie. Elles deviennent donc des sachantes, des "femmes savantes". Aussi, les retrouve-t-on au 17ème et 18ème siècle créant et animant des salons où s'exposent ceux qui brillent par leur savoir et véhiculent les discours qui nourriront la Révolution française.

            Cette naissance du discours scientifique, fondé sur le savoir, s'est imposée au prix de l'arasement, l'oubli, des structures symboliques qui précédaient et fondèrent en France (plus qu'ailleurs) le Moyen Âge. Au "Credo quia absurdum" s'est substitué le "Cogito ergo sum". Au "Je n'ai pas besoin de savoir pour croire" s'est substitué un "Je ne crois qu'en ce que je sais". A la Foi s'est substituée la preuve scientifique.

        Cet effacement radical de la dimension symbolique - manifeste de nos jours - s'est traduit par l'effondrement des anciennes structures, dont les familiales. C'est ce passage et les remous qu'il provoque que la pièce "Les Femmes Savantes" illustre.

 

L'INTRIGUE :

 

         D'un coté, une mère et sa fille aînée, Armande : elles se piquent de savoir, d'intellectualisme et de philosophie mais sont autoritaires, hautaines et méprisantes. Ce sont des Femmes savantes. Passionnées et "illuminées" dans leur rapport aux choses de l'esprit, elles n'en sont pas moins terribles dans leur rapport à la réalité. Elles savent tout et pour tout le monde. Inutile de préciser que le cas qu'elles font de la place et de la parole du père de famille est dérisoire.

            De l'autre, ce père et sa fille cadette, Henriette : le père, homme de bon sens et plein de bonté, mais n'osant pas s'imposer et encore moins affronter cette épouse dont il a peur et qu'il fantasme comme toute-puissante ; Henriette, jeune femme pleine de charme, aspirant à jouir des bienfaits de la vie.

         L'affaire commence le jour où Henriette veut épouser l'ancien amant de sa sœur, Armande. Celle-ci n'entend pas que sa jeune sœur marche sur ses "brisées".

 

            Avec génie, Molière nous plonge surtout au cœur d'une question on ne peut plus actuelle, celle des places et des fonctions dans une famille, notamment celle du père et de la mère. Molière aborde avec justesse la relation parents/enfants.

            Il nous élève aussi, avec légèreté, au sommet du maniement d'une langue - la nôtre, la française - et nous plonge avec intelligence au cœur de la condition humaine, là où s'entrecroisent les mots, le corps et l'esprit.

Place au poète !

Distribution:

  • Chrysale, bon bourgeois :                Philippe SUEL
  • Philaminte, femme de Chrysale :     Antonia PALLACH
  • Armande, fille ainée de Chrysale :    Claire PLA
  • Henriette, fille cadette de Chrysale :  Lisa DUCHAUFFOUR
  • Ariste, frère de Chrysale :                Raphaël GASCOIN*
  • Bélise, soeur de Chrysale et d'Ariste : Anne WADDINGTON
  • Clitandre, amant d'Henriette :         Julien MARTY
  • Trissotin, bel esprit :                      Julien ESCANDE
  • Vadius, savant :                            Marc MALBERT
  • Martine, servante de cuisine :          Carine KAUFFMANN
  • Le Notaire :                                Baudouin FLAMENT
  • Julien, valet de Vadius :                  Marc MALBERT
  • L'Epine, laquais :                         Baudouin FLAMENT

* Pour certaines représentations, le rôle d'Ariste est tenu par Eric JEANSOU

 

Un spectacle mis en scène par Philippe SUEL

Régie Son/Lumière assurée par Guillaume VOELTZEL

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